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Le Maroc : Article; Photos et Video !
" Récit video d’un départ encouragé par un hiver trop rude et trop long.
Ensevelies sous la neige, nous décidons de prendre les airs direction le Maroc et sa population rayonnante, quoique !
Durant 4 jours, au cœur de la culture locale, à base de tajines poulets, de dirham, d’abus policiers et de rencontres improbables.
Tout ça avec une sacrée bande de loubard dont je vous fais un bref profil :
- Dimitri Iundt : photographe de renom se transformant en Nicolas Huliundt à ses heures perdues.
- Thomas Bevilacqua : Deus Bevi, maître décisionnel et photographe passionné à l’œil affuté.
-Marine Othacéhé : surnommée Mouloud, elle est drôle, enjouée, à des penchant garçon manqué. Un savant mélange pour faire tomber plus d’un mec à ses pieds.
- Loïc Ridou : Vanneur hors pair, avec l’étrange habitude de dormir tout habillé, un genre de stéréotype de la brute au cœur tendre.
- Guilhem Machenaud : réalisateur de charme doté d’une folle capacité à émouvoir les filles mais surtout les pupilles.
- Simon Volpoet : le poète planchiste aux pieds agiles...
Vendredi 12 Mars,
Réveil difficile pour ma pomme, des odeurs étranges me font écarquiller les yeux, une douche s’impose. Vision d’horreur matinale, une quantité astronomique de rejet gastrique à bouché le lavabo. Les œufs, pourtant déconseillés, ne sont pas passés.
Loïc ne fait pas le fier, et nous rejoins grise mine à la table de petit déjeuner.
Il est 9h, tout le monde est fin prêt pour débuter nôtre vraie première journée en terre nord africaine. Marine prend contact avec Ali, gérant de Tamara Skateshop à Agadir qui nous envoi un membre de son team, local de Marrakech, Sofiane Maatawi.
Il arrive tout sourire sur le spot, fait la session avec nous, ses potes débarquent et il est déjà l’heure de déjeuner, c’est avec plaisir que nous les invitons à se joindre à nôtre table. On discute alors sur la destination de l’après-midi dans l’optique de ramener quelque chose d’original et riche en rencontres. La décision est prise, on embarque toute la petite troupe et leur curb fait maison destination les bleds reculés du pays. Sur la route, on croise le regard d’un môme tentant désespérément de faire du vélo sur une vielle carcasse, impossible de ne pas s’arrêter !
On lui prête une planche, il est aux anges, mille sourires et une larme plus tard, on doit y aller, effectivement le môme crapahute jusque chez lui la planche à bout de bras, malheureusement, inconciliable de lui faire cadeau de la board.
On s’enfonce encore un peu plus sur les routes désertiques du Maroc jusqu'à trouver le paysage parfait. On installe le curb, la session débute, le sol et granuleux à souhait mais la motive est bien présente. Chaque essai tout le village nous félicite, ils ont même arrêté leur match de foot parmi les moutons pour nous regarder.
Difficile de partir après de tels échanges, mais la nuit tombe et nous avons un peu de route pour rentrer. Au programme de la soirée, tri des images, petite mousse, gros dodo et départ pour Agadir le lendemain.
Samedi 13 Mars,
Agadir, le « Barcelone » marocain, du marbre, des palmiers, un attrape touriste bétonné, un véritable vivier à spot en pleine expansion. Pour y accéder depuis Marrakech, il faut subir un bon 4h de route. Route pendant laquelle on a connu certains désagréments qui n’étaient bien évidement pas les premiers.
Je m’explique, les policiers marocains ont attrapé le mauvais reflex d’arrêter tous les vans blanc croisant leur route. De ce fait, on a eu le sentiment de financer une sorte d’escroquerie bizarrement organisé et protégé.
Arrivé à Agadir, la digue en bord de mer regorge de spot, ledges, wallrides, gap to curb la session sent plutôt bon pour tous le monde. Mais, les autorités locales viennent rapidement se mêler à la partie munis de leur gros quad. Immédiatement, la journée prend une autre tournure, la moitié des spots de la ville deviennent impraticables et Ali, notre soi-disant médiateur local, fuit la police à coup de grandes enjambées, allez savoir pourquoi ?
Suite à sa disparition temporaire, Ali revient et nous guide jusque au skatepark, meilleur moyen pour profiter de notre journée car l’impératif de temps commence à pointer le bout de son nez. Un tour de chameau sur les hauteurs pour le rêve et un downhill jusque le cœur du centre ville.
La journée s’achève par un bon restaurant à l’européenne et un pétage de câble généralisé sur la longue route du retour.
Dimanche 14 Mars,
De retour à Marrakech, l’objectif de la journée est de se perdre dans les ruelles aventureuses à la recherche du spot le plus perdu. Mission accomplie, on trouve des petit wallrides à l’arrache qui font largement l’affaire. Les enfants sont tous ravi de pouvoir essayer des skates surtout qu’en c’est eux qui viennent à leur rencontre et non l’inverse.
En début d’après midi, on décide de partir se trouver un coin sympa pour clôturer notre petit trip avec des interviews, ce qui fût assez croustillant à réaliser. Au passage on a croisé un set de marche improbable sur une aire d’autoroute désertique. Une dizaine de ollies plus tard les jambes dises non, le weekend end à était intense et tous le monde commence à saturer, ce qui est normale.
La pression retombe, il est temps de faire un petit bilan. Pour cela, un bon petit tour au souk, royaume de la babouche et Loïc s’en donne a cœur joie.
Il fait le show au milieu du souk, jusqu'à ce qu’une haie d’honneur se forme le long de sa prise d’élan. Il dégote un set de marche et balance un bon Tre flip. Les olas démarrent à chaque replaque. Tout le monde en prend plein les yeux aussi bien nous que les locaux.
Cette image est la dernière du trip, et elle me semble être la plus adaptée pour résumé l’ambiance générale qui régnât pendant ce détour sur les routes marocaines.
KEEP IT UNREAL"
Simon Volpoet - Juillet 2010